Accueil

Le Cabinet d’Avocats WLT est situé à Nantes et compte actuellement quatre avocatsJean van Waesberghe, Bruno Le Toullec, Christophe Martin et Sonia Gabteni – ainsi que trois assistantes.

En savoir plus sur le Cabinet d’Avocats WLT

Vous êtes une entreprise Vous êtes un particulier

Lire la suite · Les commentaires sont fermés
 

Actualité juridique

Le paiement et le recouvrement de la taxe locale sur la publicité extérieure (TLPE) après la loi de finances rectificative du 28 décembre 2011

Dans sa version issue de la loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008, l’article L. 2333-14 du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) disposait que :

« la taxe est payable sur la base d’une déclaration annuelle à la commune ou à l’établissement public de coopération intercommunale, effectuée avant le 1er mars de l’année d’imposition pour les dispositifs existant au 1er janvier, et dans les deux mois à compter de leur installation ou de leur suppression.

Le recouvrement de la taxe est opéré par les soins de l’administration de la commune ou de l’établissement public de coopération intercommunale percevant la taxe, à compter du 1er septembre de l’année d’imposition.

Le recouvrement peut être poursuivi solidairement contre les personnes visées au premier alinéa de l’article L 2333–13 ».

L’article 75 de la loi n° 2011-1978 du 28 décembre 2011 modifie comme suit ce même article L 2333-14:

« La taxe et payable, sur la base d’un titre de recettes établi au vu d’une déclaration annuelle ou d’une déclaration complémentaire de l’exploitant du support publicitaire, à la commune ou à l’établissement public de coopération intercommunale citée à l’article L. 2333-6. La déclaration annuelle doit être effectuée avant le 1er mars de l’année d’imposition pour les supports existant au premier janvier. L’installation ou la suppression de supports publicitaires après le 1er janvier fait l’objet d’une déclaration dans les deux mois.

A défaut de déclaration de l’exploitant, la commune où l’établissement public de coopération intercommunale peut procéder à une taxation d’office.

Le recouvrement de la taxe est opéré à compter du 1er septembre de l’année d’imposition ».

Désormais, les collectivités territoriales sont fondées à recouvrer la taxe locale sur la publicité extérieure (TLPE) par voie de taxation d’office. Mais se pose alors la question de savoir dans quelles conditions peut être mise en œuvre cette taxation d’office.

1. La taxation d’office peut-elle avoir un effet rétroactif ?

Il convient d’observer que l’article L. 2333-14 du Code Général des Collectivités Territoriales se trouve modifié par la loi de finances rectificative pour 2011.

En l’absence de dispositions spéciales, ces dispositions nouvelles entrent en vigueur le 30 décembre 2011, le texte ayant été publié le 29 décembre.

En d’autres termes, la taxation d’office ne peut avoir aucun effet rétroactif et ne peut donc concerner en pratique que la TLPE due au titre de l’année 2012.

2. La taxation d’office est-elle subordonnée à une mise en demeure préalable ?

S’agissant de la taxe communale sur les emplacements publicitaires fixes, le Code Général des Collectivités Territoriales – Partie réglementaire. Deuxième partie: La commune. Livres III: Finances communales. Titre III: Recettes. Chapitre III: Taxes, redevances ou versements non prévus par le Code Général des Impôts. Section 5 – l’article R. 2333-40 tel que créé par le décret 2000–318 du 7 avril 2000, disposait:

« Lorsqu’un emplacement publicitaire n’a fait l’objet d’aucune déclaration dans les délais prévus au premier alinéa de l’article R. 2333-38, le maire met en demeure le redevable par lettre recommandée, avec demande d’avis de réception, de souscrire une déclaration dans les trente jours.

Faute de déclaration dans ce délai, le maire établit d’office, suivant les éléments en sa possession, l’assiette et le montant de la taxe. Il la met en recouvrement dans les conditions prévues à l’article L R 2333–39 ».

L’article L. 2333-14 ne faisant aucunement référence à l’article R.2333-40 précité, ce dernier ne peut, à notre avis, trouver à s’appliquer.

3. La procédure de taxation d’office prévue par les articles L. 66 et L 67 du Livre des Procédures Fiscales est-elle applicable à la TLPE ?

L’article L. 2333-14 du Code Général des Collectivités Territoriales ayant été modifié par une loi de finances rectificative, on pouvait s’interroger sur le point de savoir si la procédure de taxation d’office prévue par les articles L. 66 et L67 du Livre des Procédures Fiscales était applicable à la TLPE.

Mais la réponse est clairement négative. Cette procédure de taxation d’office ne peut être mise en œuvre que dans des situations limitativement énumérées.

4. La collectivité territoriale peut-elle contester les éléments figurant dans la déclaration faite par le contribuable ?

Dans sa rédaction actuelle, l’article L 2333-14 ne le prévoit pas. Le décret relatif aux sanctions mentionné à l’article L 2333-15 mais non encore paru devrait régler cette question dans des termes analogues à ceux des dispositions de l’article R 2333-41 relatif à la taxe communale sur les emplacements publicitaires fixes précédemment évoquée.

En conclusion, pour éviter une taxation d’office. les contribuables seront bien avisés en procédant, même tardivement, aux déclarations de TLPE qu’il leur incombait de déposer au plus tard le 1er mars 2012.
A contrario, ils sont fondés à demander la décharge ainsi que le cas échéant, le remboursement des taxations d’office de TLPE antérieures à 2012 dans les délais impartis pour l’exercice des recours gracieux et contentieux. Dans ce dernier cas, l’intervention d’un avocat est alors nécessaire.

 

Lire la suite · Pas de commentaire

Le changement de prénom est désormais légalement possible au cours de la procédure d’adoption simple

Depuis le courant de l’année 2010, les tribunaux français ont commencé à refuser très majoritairement des demandes de conversion en adoption plénière faute de légalisation des consentements produits par les parents adoptifs alors même que ces conversions étaient jusque-là acceptées sans difficultés particulières. Parmi les importants inconvénients de l’adoption simple par rapport à l’adoption plénière [...]

Lire la suite · Pas de commentaire

Délais excessifs pour obtenir un certificat de capacité à mariage ou faire transcrire un mariage célébré à l’étranger : faut-il continuer d’accepter l’inacceptable ?

La liberté du mariage et le droit de mener une vie familiale normale sont des droits fondamentaux que la loi relative au contrôle de la validité des mariages doit respecter La liberté du mariage et le droit de mener une vie familiale normale sont des droits fondamentaux, garantis par la Constitution française du 4 octobre 1958, [...]

Lire la suite · 51 commentaires

Faut-il acheter un droit au bail ou un pas de porte ?

Qui n’a pas vu sur une vitrine de magasin une annonce ainsi libellée « vends droit au bail » ou « pas de porte à céder » ? Celui qui est à la recherche d’un local commercial n’est pas étonné par cette offre tant la pratique est courante. S’il s’intéresse de plus près à tel ou tel local, il [...]

Lire la suite · Pas de commentaire

Dénicher une cible, aborder une négociation et fixer un prix en sept étapes

La lecture du précédent article traitant des différentes approches économiques, comptables, financières et juridiques de la valeur d’un fonds de commerce ou d’une entreprise de service a pu paraître quelque peu théorique à celui ou celle qui a pris la décision de s’engager dans une nouvelle aventure professionnelle mais qui n’a pas encore déniché la [...]

Lire la suite · Pas de commentaire

Cabinet d’Avocats WLT | Le Cube - Porte de l'Estuaire | 20 rue de la Fontaine Salée | 44107 Nantes Cedex 4 (FRANCE) | Tél. 02 51 84 15 84 | Fax 02 51 84 15 83
www.wlt-avocats.fr | contact@wlt-avocats.fr

Facebook

Twitter